LA SILHOUETTE TRADITIONNELLE DU SAPEUR-POMPIER S'EST MODERNISEE, AU COURS DES QUINZE DERNIERES ANNEES. ENTIEREMENT ADAPTEES A SES TACHES ET A SES GESTES, LES TENUES F1 LUI OFFRENT DESORMAIS CONFORT ET PROTECTION.
Même si, depuis le début du XXe siècle, les éléments essentiels de la tenue de feu sont restés les mêmes - casque, veste d'intervention, bottes -, la silhouette traditionnelle du sapeurs-pompiers a connu d'importantes modifications au cours des deux dernières décennies. L'apparition, en 1982, d'une nouvelle génération de tenues dites <<SP F1>> - dont la principal caractéristique réside en une très grande résistance à la chaleur - lui assure désormais, la protection, le confort et une adaptation optimale aux tâches et uax gestes qu'il doit accomplir lors de la lutte contre un incendie. Parce qu'il brille et a valeur de symbole, le casque est l'attribut le plus remarquable du sapeur-pompier. A tel point que la mise en service du nouveau casque F1, le 20 août 1985 à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, a été vécue comme une véritable révolution. Entièrement mis au point par les bureaux d'études de la Brigade, il est devenu l'équipement de tête de tous les sapeurs-pompiers français et de nombreux corps à l'étranger, jusqu'aux Etats-Unis.
LA CUIRASSE DES SAPEURS-POMPIERS
Les importantes innovations approtées à la veste d'intervention qui remplace l'ancien <<veston de peau>> sont également très appréciées des utilisateurs. Véritable cuirasse du sapeur-pompier, la veste d'intervention le protège du rayonnement des flammes, de l'eau des lances, des chutes, des chocs et des intempéries. Son port est obligatoire pour qui se rend sur un feu ou sur une intervention présentant un danger d'explosion. La veste d'intervention du modèle mis en service en mai 1987 à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris est confectionnée en peau de mouton tannée au chrome.
Le cuir, qui offre une excellente protection au rayonnement thermique, doit être résistant, souple, imperméable, supproter le pliage sans ce casser ni se fendiller et être facile à entretenir. Destinée à être revêtue en un minimum de temps, elle ne comporte pas de boutons, mais se ferme a l'aide de bandes auto-agrippantes. Plus longue que la veste précédente, elle offre une meilleure protection du haut des jambes. L'absence de poches extérieurs évite d'accrocher des obstacles dans les lieux encombrés ou les passages étroits. Des emmanchures amples permettent aux sapeurs-pompiers d'accomplir aisément les gestes nécessaires à l'installation rapide du matériel et à la réalisation des actions de sauvetage. Elle est dotée de bandes réfléchissantes qui assurent un meilleur repérage du personnel dans la fumée ou lors des opérations nocturnes.
ETRE BIEN COUVERT
La meilleure des vestes d'intervention ne saurait pourtant offrir une protection efficace contre le rayonnement des flammes si celui qui la porte n'était pas suffisamment couvert en dessous. Pas question, même par la plus forte canicule, de partir au feu torse nu sous la veste. <<Plus on est couvert, plus on est protégé>>, ont coutume de dire les sapeurs-pompiers. Cette remarque est d'autant plus valable en hiver quand, après avoir affronté des températures de plusieurs centaines de degrès face aux flammes, ils doivent parachever l'extinction des sinistres pendant de longues heures dans le froid et les, intempéries.
En dépit des qualités de résistance au rayonnement des tenus F1, un certain type d'accident était encore fréquemment constaté. L'action de la chaleur sur les pantalons mouillés par l'eau provoquait un <<effet patte-mouille>> qui entraînait de graves brûlures aux jambes. C'est pour y remédier que les sapeurs-pompiers de Paris ont mis en service, en 1993, un surpantalon en aramide, ample vêtement de protection destiné à être enfilé rapidement par-dessus le pantalon et les bottes. Quant à ces dernières, en cuir fort et dotées de semelles isolantes, elles se chaussent rapidement et, par ailleurs, gardent les pieds au sec. Les sapeurs-pompiers de Paris sont également équipés de rangers.
Le tour de cou en laine, le ceinturon d'incendie en forte toile noire à bouclage rapide - auquel sont accrichés les gants de protection, la lampe torche et la clé tricoises qui sert à fixer les raccords de tuyaux - sont les accessoires indispensables qui complètent la tenue de lutte contre le feu.
petit plus:
Cuir ou textile?
Les fibres modernes qu l'on trouve désormais sur le marché ont fait la preuve de leur efficacité en matière de protection contre le rayonnement thermique. C'est donc vers des vestes d'intervention en matériaux textilles que semble s'oreinter le choix des corps de sapeurs-pompiers départementaux. les militaires - Brigade de sapeurs-pompiers de Paris et Bataillon de marins-pompiers de Marseille - continuent de priviliégier le cuir, même si, pour lutter contre les feux de bateaux, les marins de Bataillon utilisent plus couramment un parka de type Marine en tissu enduit. Quant à l'armée de l'Air, les sapeurs-pompiers des bases aérienne préfèrent également au cuir les vertus toutes nouvelles du textille. Ce qui n'est pas sans provoquer quelques nostalgies chez les <<anciens>>...